La mécanique
Le vent pousse sur toute la surface du panneau. Cette force doit repartir quelque part : elle repart par les points de fixation. Sur un 80 × 120 tenu par quatre œillets, chaque œillet encaisse le quart de la poussée sur une surface de quelques millimètres carrés.
Un panneau d'un mètre carré sous un vent de 80 km/h subit une poussée de plusieurs dizaines de kilos. D'où les déchirures.
L'effet de voile
Un panneau mal tendu se creuse au centre et forme une poche. Cette poche capte le vent au lieu de le laisser glisser : la force augmente d'un coup, et la déchirure suit.
C'est pour cette raison qu'un panneau de plus d'un mètre a besoin de six œillets : les deux œillets centraux empêchent la poche de se former.
Les deux erreurs qui reviennent toujours
La tension inégale. Trois coins tendus, un quatrième laissé mou : le panneau travaille en torsion à chaque rafale. Il casse au coin mou, en quelques semaines.
Le fil de fer nu. Il scie l'anneau métallique de l'œillet, puis la matière derrière. Colliers inox, fil gainé ou sangles — jamais de fil nu.
Ce qui rallonge la durée de vie
Choisir la bonne épaisseur pour la surface. Tendre les quatre coins également, sans excès : un panneau sur-tendu casse aussi. Prévoir six œillets au-delà d'un mètre. Et vérifier les fixations après le premier coup de vent — c'est là que les défauts de pose se révèlent.
Questions fréquentes
Pourquoi mon panneau s'est-il déchiré ?
Presque toujours à cause d'une tension inégale entre les quatre coins, ou d'un fil de fer nu qui a scié l'œillet.
Comment éviter que le panneau prenne le vent ?
Le tendre à plat contre son support et prévoir six œillets au-delà d'un mètre de large, pour empêcher la formation d'une poche au centre.