La seule question qui compte
Un panneau immobilier n'est pas lu, il est aperçu. Par quelqu'un qui marche, ou qui roule. La question n'est donc pas « quelle taille est jolie » mais à quelle distance se trouve l'œil qui doit le lire.
La signalétique utilise une règle empirique simple : il faut environ 2,5 cm de hauteur de lettre pour 3 mètres de distance. Un passant sur le trottoir d'en face est à vingt mètres : il vous faut des lettres de 17 cm. Sur un panneau de 80 cm de large, ça n'en laisse pas beaucoup — et c'est précisément pour ça que le format se déduit du message, et pas l'inverse.
Les trois cas qui couvrent presque tout
60 × 80 cm — le petit mandat
Studio, parking, cave, local commercial en centre-ville. Le panneau est vu de près : vitrine, porte d'immeuble, palier. Assez visible pour être remarqué, assez discret pour ne pas dénaturer une façade haussmannienne ou un immeuble de standing où le syndic surveille.
80 × 120 cm — le standard
C'est le format le plus commandé, et ce n'est pas un hasard. Il se lit depuis la rue, se fixe par quatre œillets sur un balcon ou un grillage, et rentre dans le coffre d'une citadine — un détail qui compte quand un négociateur en pose trois dans la journée. Appartement, maison de ville, local : dans le doute, c'est celui-là.
100 × 140 cm — le terrain
Maison isolée, terrain, lotissement, programme neuf. Dès que le panneau est vu depuis une route où l'on roule à 50 km/h, le 80 × 120 disparaît du paysage. À ce format, prévoyez du 5 mm d'épaisseur si le panneau reste dehors plus de six mois : la prise au vent devient réelle.
Et le sur-mesure ?
Il coûte le même prix qu'un format catalogue, puisque la machine coupe ce qu'on lui demande. Il se justifie quand le support impose ses dimensions : une largeur de balcon, un panneau existant à remplacer, une palissade de chantier à couvrir. De 10 à 120 cm de large et jusqu'à 160 cm de haut, au centimètre.
Trois erreurs qu'on voit passer
Prendre petit pour économiser. Un panneau qu'on ne lit pas coûte cent pour cent de son prix, pas la moitié. Si le budget serre, réduisez la quantité, pas le format.
Prendre grand par principe. Un 100 × 140 sur un balcon de deux mètres fait mauvais genre, prend le vent, et vous vaudra une remarque du syndic.
Oublier le poids du message. Un notaire qui doit afficher une date d'adjudication et des mentions légales n'a pas les mêmes besoins qu'un « À VENDRE » avec un numéro de téléphone. Comptez vos lignes avant de choisir.
Questions fréquentes
Quel est le format le plus courant pour un panneau immobilier ?
Le 80 × 120 cm. Il se lit depuis la rue, se fixe par quatre œillets sur un balcon ou un grillage, et rentre dans le coffre d'une citadine.
Quel format pour un terrain ?
100 × 140 cm. Dès que le panneau est vu depuis une route où l'on roule à 50 km/h, un format inférieur disparaît du paysage.
Le sur-mesure coûte-t-il plus cher ?
Non. La machine coupe ce qu'on lui demande, de 10 à 120 cm de large et jusqu'à 160 cm de haut, sans supplément de découpe.