Deux façons de fabriquer une couleur
Un écran émet de la lumière : rouge, vert, bleu. En additionnant les trois au maximum, on obtient du blanc. Une imprimante dépose de l'encre sur du blanc : cyan, magenta, jaune, noir. En les superposant, on va vers le sombre.
Certaines couleurs vives existent à l'écran et n'existent pas en encre. Un bleu électrique, un vert fluo, un orange saturé : l'imprimante fait au plus proche, et le plus proche peut être décevant.
Les trois virages classiques
Le bleu vif tourne au violet. C'est le plus fréquent, et le plus visible sur une charte d'agence.
Le vert fluo s'éteint et devient un vert olive terne.
Le rouge saturé perd son éclat et se rapproche du brique.
La bonne pratique
Convertissez votre fichier en CMJN avant l'export, et regardez le résultat à l'écran. Vous verrez le virage, et vous pourrez le corriger — en remontant la saturation, ou en choisissant une teinte voisine qui passe mieux.
Si vous laissez le fichier en RVB, la conversion se fera quand même, mais au moment de l'impression et sans que personne ne la regarde. Vous découvrirez le résultat sur le panneau.
Le cas des couleurs de charte
Si votre réseau impose une couleur précise, demandez-lui sa référence en CMJN, ou à défaut sa référence Pantone. C'est la seule façon d'obtenir la même teinte d'un support à l'autre.
Et rassurez-vous : un graphiste ouvre votre fichier avant impression. S'il est en RVB, vous serez prévenu.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si j'envoie un fichier en RVB ?
Il est converti automatiquement en CMJN au moment de l'impression, sans contrôle : les bleus tournent au violet et les verts s'éteignent. Un graphiste vous prévient avant si le cas se présente.
Comment convertir un fichier en CMJN ?
Dans Illustrator ou Photoshop, par le menu Mode colorimétrique. Sur Canva, l'export CMJN demande un abonnement payant — prévenez-nous si vous exportez en RVB.